mercredi 28 novembre 2007
La remontée des taux d'intérêts rend l'immobilier de plus en plus inaccessible pour les primo-accèdants
Si à cela vous rajoutez les commissions des agences immobilières vous obtenez la situation actuelle ou même en s'endettant sur 30 ans beaucoup de jeunes ménages ne sont plus solvables.
Dans ce contexte on comprend que les particuliers se tournent naturellement vers les sites d'annonces immobilières entre particuliers.
Ce reportage vidéo vous illustre parfaitement au travers l'exemple d'un couple de Lyon aux revenus moyens pour qui il a fallu de la chance et jouer des coudes pour accèder à leur premier bien immobilier.
de particulier a particulier
immobilier particulier
mercredi 14 novembre 2007
De la réhabilitation des agences immobilières...
Face aux opérations médiatiques de revalorisation des agences immobilières, je souhaiterais rappeler certains arguments en faveur des transactions entre particuliers.Pourquoi les agences fleurissent partout ? j'ai vu certains hameaux dans mon département où les commerces avaient désertés et où il ne restait plus qu'une agence dévouée à vendre notre patrimoine à de riches spéculateurs anglais.
Les agences immobilières ont largement contribué à paupériser les travailleurs en rendant le logement parfois inaccessible à des personnes gagnant plus de 1500€ en région parisienne. Il est évident qu'un système de rémunération au pourcentage n'encourage pas à la modération. Nous assistons donc depuis une décennie à une situation où le pouvoir d'achat n'a cessé de baisser, car comme le dit l'expression populaire, le porte monnaie n'est pas élastique et le poste de dépense du logement ayant explosé et les salaires ayant tendances à stagner.
La rémunération exagérée des agences immobilières n'est pas un leurre, puisqu'elle attire de plus en plus de gens à exercer cette profession avec une facilité déconcertante, si l'on rappelle la dernière descente de la DGCCRF dans un panel de 1070 agences qui a occasionné un taux record de fraude de 77,5% et dont certains (200) étaient aussi agents immobiliers que moi chirurgien ! Un chiffre qui fait froid dans le dos à l'échelle de la France...
Nous sommes habitués dans notre société à une évaluation rationnelle des prix, quels que soient les produits que nous achetons, pourquoi n'en est il pas de même pour l'immobilier ? Le problème est que tout repose sur une évaluation plus ou moins subjective, et disons le aussi sans langue de bois, de la tête du client.
Le logement n'est pas une valeur comme les autres, l'immobilier est un ciment de la cohérence sociale, cautionner la spéculation immobilière à outrance revient à scier la branche sur laquelle nous sommes assis, cette activité ne générant des revenus que pour une frange de la société.
L'immobilier doit garder un lien fort avec la situation économique du pays sans cela nous verrons encore des situations sociales qui ne sont pas digne de notre siècle.
mercredi 7 novembre 2007
Immobilier : les prix baissent dans les grandes villes, sauf à Paris
Alors que dans la plupart des grandes villes françaises, les prix de l'immobilier sont dirigés vers la baisse, Paris reste à la hausse.
Au mois d'octobre, l'immobilier à Paris a encore battu un record, en atteignant un prix moyen de 7.385 euros le m2. La hausse sur 12 mois glissants atteint donc les 8 %. Mais le contraste avec les grandes villes de province est important. Dans celles-ci le marché dans l'ancien se retourne : à Lyon (- 0,3 % sur un an), Strasbourg (- 6,9 %), Toulouse (- 4,7 %) ou Nantes (- 0,8 %).
Les prix de vente dans les grandes agglomérations de province
Les prix à la vente stagnent à Marseille
Résultat des tendances contrastées des arrondissements, à Marseille, les prix enregistrent une hausse de 0,1% sur les trois derniers mois pour atteindre 3.245 euros le m2. Dans le 15ème, par exemple, les prix ont été corrigés de 2,4 %. Dans le 1er, les vendeurs ont revu leurs prétentions de 2,2 %, ce qui signifie qu'ils vendent aujourd'hui sous la barre des 2.700 euros le m2. Dans le 16ème, les prix sont revenus sous le seuil symbolique des 3.000 euros. Quelques quartiers comme le 10ème ou le 8ème sauvent la moyenne en affichant de belles progressions.
Nice affiche une hausse de 3,1 % sur les trois derniers mois et Toulon un gain de 0,3 % depuis août, et un prix moyen à 3.041 euros le m2.
Baisse généralisée des prix des mises en vente à Lyon
Dans presque tous les arrondissements les prix s'affichent désormais en baisse sur les trois derniers mois. Moins 1,2 % dans le 8ème, - 1,1 % dans le 1er, - 0,7 % dans le 9ème, aucun arrondissement n'est épargné. En moyenne sur la ville, les tarifs reculent de 0,8 % depuis août et 0,3 % sur un an. Le prix moyen du m2 à Lyon s'établit désormais à 2.809 euros.
La tendance est identique à Grenoble et Valence, deux villes où les prix ont baissé respectivement de 1,3 % et 0,8 % depuis trois mois. Seule Saint-Etienne s'affiche en hausse avec + 0,9 % en trois mois.
Lille continue de grimper à contre-courant
Alors que toutes les grandes villes de la région Nord connaissent, depuis trois mois, des baisses de prix importantes, les tarifs affichés dans les agences lilloises ont encore gagné 1,1 % depuis le mois d'août (ce qui porte la hausse annuelle à 5,9 %). Belle performance également à Arras qui gagne 5,1 % en un an malgré un dernier trimestre en baisse (- 3,5 % depuis août).
Amiens et Beauvais marquent le pas en perdant respectivement 5,8 % et 2,8 % sur les trois derniers mois. A Amiens, les prix s'effondrent depuis un an : - 11,1 %.
Demande faible et prix en baisse dans le Centre Est
La faiblesse de la demande et les délais de vente qui s'allongent rendent difficile l'établissement de tendances dans les villes du Centre est. A Reims, Dijon et Troyes, les prix affichés dans les agences stagnent depuis trois mois (entre - 0,3 % à Dijon et + 0,3 % à Reims). D'ailleurs, à Troyes, les tarifs sont désormais inférieurs de près de 5 % à ceux de l'année dernière.
Auxerre a connu une rentrée plus positive avec des hausses de prix de 2,3 % sur trois mois qui viennent réduire la baisse constatée sur un an (0,7 %)
Les prix continuent de baisser à Strasbourg
Ils abandonnent 1 % sur les trois derniers mois. A 2.695 euros le m2, ils sont désormais inférieurs de 6,9 % à ceux d'octobre 2006. C'est l'une des plus fortes baisses de prix observée en France cette année.
Le dernier trimestre est en baisse également à Metz (- 2,2 %) et Besançon (- 0,9 %). Les prix, au m², à la fin octobre, dans ces deux villes, sont respectivement de 2.125 euros et 2.098 euros. Seule Nancy évolue en territoire positif avec une hausse de 1,5 % qui lui permet d'afficher un tarif de 2.292 euros le m2.
Baisse des prix généralisée des mises en vente dans le Grand Sud
Toutes les villes de la région s'affichent en baisse depuis le mois d'août. Toulouse perd 0,5 % (2.868 euros le m2), Montpellier abandonne 1,1 % (2.876 euros le m2) et Perpignan laisse 0,6 % (2.173 euros le m2). Les performances annuelles sont très différentes. Le marché de l'ancien recule de 4,7 % à Toulouse depuis octobre 2006 alors qu'il est toujours positif à Montpellier (3 % de hausse sur 12 mois) et à Perpignan (+0,7 %).
Recul prix dans un marché attentiste à Bordeaux et à Poitiers
Dans la capitale girondine, le marché immobilier est très calme depuis six mois. Du coup, les prix se sont repliés de 0,9 % sur les trois derniers mois avec une baisse de 10 euros par m2 sur le seul mois d'octobre (2.661 contre 2.671 euros le m2). Une tendance qui réduit encore davantage la hausse annuelle qui n'est plus que de 3,2 %.
De son côté, Poitiers a vu ses prix baisser de 3,3 % en trois mois pour atteindre 2.122 euros le m². En ce début d'automne atone, seule Pau tire son épingle du jeu avec une petite hausse trimestrielle de 1,3 % (2.122 euros le m2).
Source : les Echos
